Les femmes ont toujours été et continueront d’être les gardiennes de la création. Le système l’ayant confinée dans un « cercle au féminin », sans avoir son mot à dire- semble être à bout de prétentions face aux séismes sociaux qui déstabilisent l’Afrique.
« Proches de la nature, complices de la brousse et de ses esprits, les mères qui ont fait leurs preuves sont les plus aptes à la repeupler et à nourrir les adultes de viande comme elles ont nourri leurs propres enfants » (Léonora Miano – L’autre langue des femmes – GRASSET 2021).
Les potentialités des femmes africaines ont-elles survécu à la colonisation occidentale ? Une longue période qui a vu s’effondrer les bases matérielles et spirituelles sur lesquelles reposait leur autorité.
Pour le professeur Jean–Emmanuel Pondi et le chercheur Ousmane Dantata, la femme africaine continue de porter en elle ces pouvoirs qui lui permettent d’insuffler l’apaisement dans nos sociétés ébranlées par les violences multiformes. Le défi majeur reste celui de redéfinir, de façon nouvelle, leur place et leur prise de décision dans une Afrique en voie de renaissance.